Citation de Hu Jia, condamné hier à trois ans et demi de prison pour "tentative de subversion du pouvoir de l'État".
Extrait d'un article du Figaro
Encore un petit métier surprenant que je découvre. Ils sont légion ici!
Je croise ainsi presque tous les matins en attendant mon taxi d'abord un petit bonhomme a vélo armé de grattoirs, racloirs et autres pour... décoller les petits autocollants de pub sur les feux et autres panneaux. Personnage suivi de prêt par... la laveuse de cabine de téléphone, armée la encore de son vélo, de ses seaux et serpillière!
Aujourd'hui, j'ai découvert le ramasseur de plastique, spécialisé dans le canal-égout qui coule en bas de chez moi. Attention, a ne pas confondre avec une gondole de Venise...
Ces petits boulots en apparence dénué de sens pour nous européen permettent à une large partie de la population chinoise de survivre tant bien que mal.
Il s'agit bien souvent de paysans fuyant la misère de leurs campagnes, se retrouvant en ville en quête du moindre petit boulot pour trouver de quoi ce loger (3 Yuans en dortoir) et ce nourrir (env. 5yuans) et renvoyer le reste à leur famille.
Ce sont les grands perdants du "miracle économique chinois". Bien plus que ce qu'on appel les "petites mains", travaillant eux 6 à 7 jours sur 7, 10h par jour pour un salaire ridicule. Ceux la en sont le moteur.
Plus bas encore sur l'échelle, si cela est possible, un réseau d'esclavage humain vient d'être révélé dans la province du Hénan. Un millier de personne, incluant femmes et surtout enfants, travaillaient jours et nuits dans des briqueteries. Dans l'indifférence général. Voir l'article du Monde ICI
Tout aussi choquant est la méconnaissance puis l'indifférence des chinois avec qui j'en parle. Pour eux ce genre de situation n'existe pas en Chine. Pour eux,
Ils ont des oeillères, tant sur la situation du reste du pays que sur leur histoire. L'anniversaire des "événements" de Tian an men, le 4 Juin dernier, pas un seul de mes collègues ne le savait...
Je reviens tout juste d’un déplacement professionnel sur Xiamen, cette fois ci pour un SAV dans le port à conteneur, et je me dis qu’il faudrait que je lance une nouvelle catégorie d’article sur cette Chine industrielle que je vis au quotidien et dont on ne parle en Europe qu’en termes de «miracle économique chinois ». Et d’ici, en terme de miracle économique chinois, je vois clairement deux facettes. D’une part Shanghai, Hong Kong, voir Guangzhou, les « vitrines » de la réussite chinoise, réussites incontestables de villes qui n’ont rien à envier à Paris, Tokyo ou Londres. Les tours de verres ce succèdent, dans les larges avenues les berlines noires, allemandes pour beaucoup, défilent et déversent leurs flots de complets vestons impeccables. On y retrouve également le siége des grandes multinationales, comme des « champions » chinois. Je m’arrête la dans la description, vous voyez très bien le tableau.
Cet envers du décor donc, c’est
Du fait, l’autre mythe voulant que le rêve de toutes entreprises occidentales soit de délocaliser vers
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